LE PROJET EN QUELQUES MOTS

Le 16 juin 2018, la Fondation Pairi Daiza et le ministre wallon de la forêt signaient un contrat de co-gestion de la forêt domaniale de Saint-Michel-Freyr, et ce sur 1.645 ha. Ce contrat dessinait les grandes lignes et le cadre d’un projet de gestion intégrée et novatrice de ce magnifique massif forestier.

Quel projet de gestion ?

L’ambition du projet est de renaturer la forêt et de valoriser le massif forestier de manière novatrice, par une gestion intégrée et participative ancrée dans le développement territorial.

L’enjeu principal va être de concilier de manière optimale et durable l’utilisation du massif forestier : biodiversité, ressourcement ou récréativité, services écologiques de protection de l’eau, des bois et de la biodiversité, production de bois, développement socio-économique.

Le projet propose d’y arriver avec un triple et ambitieux objectif :

  • Re-naturer le massif forestier (en faire une « forêt plus libre et plus sauvage ») pour développer au maximum la conservation de la nature et restaurer les bases biologiques du fonctionnement de l’écosystème ;
  • Ré-enchanter la forêt et ses usages pour développer un tourisme diffus et un accueil du public adapté, pour reconnecter l’être humain à la nature ;
  • Maximiser la qualité́, la valorisation locale et la durabilité des produits forestiers, pour démontrer que la biodiversité est conciliable avec l’économie locale.

Pour s’inscrire dans la durée, le projet propose également deux outils :

  • Une Agora, constituée de citoyens et des acteurs locaux : pour pérenniser la participation citoyenne et collective
  • Un modèle économique durable et innovant au travers d’une société à finalité sociale

Durée du projet :

Le contrat entre la Fondation Pairi Daiza et la Région wallonne est établi pour une durée de 20 ans renouvelable trois fois.

Quel sont les aspects novateurs du projet ?

  • Premier partenariat public-privé pour la gestion d’une forêt publique
  • Mise en place d’un laboratoire à ciel ouvert : poursuivre, valoriser et mettre en place des études variées sur la forêt et sa gestion. Par exemple, tester des essences ou techniques qui permettront à la forêt de s’adapter aux changements climatiques (voire les sécheresses à répétition).
  • Transformation du modèle économique classique en valorisant de manière innovante des biens et services rendus par la forêt : démontrer que la biodiversité peut être un facteur de développement économique. Par exemple en évaluant la quantité de carbone absorbé par la forêt, le pouvoir de rétention d’eau, …
  • Création d’un modèle de gestion participative citoyens et acteurs locaux

Pour en savoir plus :